Le mystère des sons fantômes
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Le mystère des sons fantômes
Ils résonnent dans la tête de 5% à 15% de la population. Ces sons fantômes, les acouphènes, ne sont pas un désordre de la seule sphère auditive: les profondeurs du cerveau sont aussi impliquées dans cette perception de sifflements monotones, en l’absence de toute source de bruit extérieur. C’est ce que confirment deux études publiées en janvier dans les revues scientifiques Neuron et Nature (LT du 13.01.2011), la seconde offrant une piste pour réduire au silence cet obsédant bourdon.
La première, conduite par Josef Rauschecker, de l’université de Georgetown (Washington D.C.), souligne le rôle déjà soupçonné du système limbique, impliqué notamment dans les émotions, à partir d’observations conduites par imagerie fonctionnelle par résonance magnétique. Le cerveau de 22 volontaires, dont la moitié souffrait d’acouphènes chroniques, a été observé alors qu’ils étaient soumis à des sons de diverses fréquences.
Les chercheurs ont constaté que la partie du cortex dédiée à l’audition montrait des signes d’hyperactivité chez les patients. Mais cette hyperactivité était plus marquée encore dans le noyau accumbens, une structure cérébrale plus profonde, spécifiquement quand les sons correspondaient aux fréquences des acouphènes que les patients entendent.
Le noyau accumbens fait partie d’un circuit cérébral impliqué dans l’évaluation des récompenses, des émotions et de l’aversion, indique Josef Rauscheker: «Cela suggère que ces structures font partie d’un réseau général d’évaluation qui détermine quelles sensations sont importantes et indique en dernier ressort comment (et si) ces sensations viennent à la conscience.» Il souligne que ce filtre est aussi en jeu dans certaines douleurs chroniques et dans des altérations de l’humeur qui, elles aussi, pourraient «être liées à l’incapacité à supprimer des signaux sensoriels non désirés».
Josef Rauscheker estime que les observations de son équipe pourraient être convergentes avec celles publiées par des confrères de l’université du Texas (Dallas) dans Nature, le même jour. Celles-ci ne portent pas sur l’homme, mais sur le rat. L’idée de départ de Navzer Engineer et ses collègues est que l’acouphène, comme d’autres douleurs chroniques, a pour origine une activité neurale pathologique. Et qu’il est possible de mettre à profit la plasticité du cerveau pour la contrer.
Pour en savoir plus : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/6b4ce8c2-2e4b-11e0-8255-d9441e47ea04
La première, conduite par Josef Rauschecker, de l’université de Georgetown (Washington D.C.), souligne le rôle déjà soupçonné du système limbique, impliqué notamment dans les émotions, à partir d’observations conduites par imagerie fonctionnelle par résonance magnétique. Le cerveau de 22 volontaires, dont la moitié souffrait d’acouphènes chroniques, a été observé alors qu’ils étaient soumis à des sons de diverses fréquences.
Les chercheurs ont constaté que la partie du cortex dédiée à l’audition montrait des signes d’hyperactivité chez les patients. Mais cette hyperactivité était plus marquée encore dans le noyau accumbens, une structure cérébrale plus profonde, spécifiquement quand les sons correspondaient aux fréquences des acouphènes que les patients entendent.
Le noyau accumbens fait partie d’un circuit cérébral impliqué dans l’évaluation des récompenses, des émotions et de l’aversion, indique Josef Rauscheker: «Cela suggère que ces structures font partie d’un réseau général d’évaluation qui détermine quelles sensations sont importantes et indique en dernier ressort comment (et si) ces sensations viennent à la conscience.» Il souligne que ce filtre est aussi en jeu dans certaines douleurs chroniques et dans des altérations de l’humeur qui, elles aussi, pourraient «être liées à l’incapacité à supprimer des signaux sensoriels non désirés».
Josef Rauscheker estime que les observations de son équipe pourraient être convergentes avec celles publiées par des confrères de l’université du Texas (Dallas) dans Nature, le même jour. Celles-ci ne portent pas sur l’homme, mais sur le rat. L’idée de départ de Navzer Engineer et ses collègues est que l’acouphène, comme d’autres douleurs chroniques, a pour origine une activité neurale pathologique. Et qu’il est possible de mettre à profit la plasticité du cerveau pour la contrer.
Pour en savoir plus : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/6b4ce8c2-2e4b-11e0-8255-d9441e47ea04

Julien- Administrateur

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